Devenir un trou

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Quand tu ne veux plus être femme, mais un trou

Introduction : Tout lâcher. Mais vraiment.

Y’a des nuits où tu veux juste disparaître. Plus de nom, plus de rôle, plus de visage. Juste un corps. Un creux. Un vide à combler. Tu n’es plus une femme : tu deviens un trou. Une absence d’existence, un espace à remplir pour les autres, pour leur plaisir, pour oublier. Tu t’effaces dans le désir des autres pour mieux fuir le tien.

C’est brutal, c’est cru. Mais si tu lis ça, c’est que ça t’a déjà traversé l’esprit. Que ce fantasme d’abandon total, d’oubli de soi, de transformation en objet sexuel vibrant, suintant, vivant, te parle. Voici ce que tu dois savoir avant de franchir cette ligne.

1. Ce n’est pas un fantasme comme les autres

🧠 Tu ne joues pas à être un objet, tu consens à l’être

Ce fantasme n’est pas un simple jeu de rôle. Il ne s’agit pas juste de dire “traite-moi comme une chienne” pour que l’excitation monte. Non. Ici, tu choisis de devenir absence, de jouir du néant, de t’effacer dans la jouissance des autres.

Ce que ça suppose :

  • Une structure psychique solide
  • Une conscience claire de tes limites
  • Un partenaire capable d’encaisser la responsabilité de te faire disparaître… tout en t’honorant

Ce fantasme flirte avec les extrêmes : annihilation de l’identité, déshumanisation temporaire, jouissance dissociée.

Tu ne peux pas vivre ça avec n’importe qui. Pas même avec celui ou celle dont tu es amoureux·se.

2. Ce fantasme, c’est aussi un risque

⚠️ Une envie d’oubli peut cacher une vraie douleur

Vouloir devenir un “trou”, un simple orifice, c’est puissant, mais parfois, c’est dangereusement séduisant quand tu vas mal.

Avant de plonger :

  • Demande-toi ce que tu fuis
  • Vérifie que ton envie naît de l’excitation, pas de la désespérance
  • Entoure-toi d’un cadre hyper clair : safe-word, aftercare, contrat émotionnel solide

Si ce fantasme devient récurrent, compulsif, si tu ne peux bander ou mouiller qu’à l’idée d’être nié·e… il est peut-être temps de regarder ce qu’il dit de toi, au-delà du sexe.

3. L’éthique de la disparition : tu n’es pas un objet. Tu le deviens.

🔒 Consentement actif pour effacement temporaire

La beauté perverse de ce fantasme, c’est qu’il t’autorise à ne plus être responsable. À jouir de n’avoir plus rien à gérer. Plus d’image à tenir. Plus de regard à soutenir. Tu es un vide.

Mais ce vide est créé par ton plein consentement.

Les prérequis :

  • Tu choisis quand tu deviens un trou
  • Tu choisis avec qui
  • Tu choisis comment on te réintègre après

Ce n’est pas une descente. C’est un rituel de dépouillement.

4. Comment scénariser cette disparition

🎭 Tu veux disparaître ? Prépare ta sortie.

Un vrai trou, ça se prépare. Il y a mille manières de te mettre en condition :

  • Privation sensorielle (yeux bandés, bouche muselée, bruit masqué)
  • Objectification complète : posture immobile, absence de parole, anonymisation
  • Exhibition : plus tu es vu·e comme un trou, plus tu l’incarnes

Tu peux aller loin :

  • Être utilisé·e par plusieurs partenaires
  • Être réduit·e à un ou plusieurs orifices
  • Être ignoré·e entre deux utilisations

Ce fantasme se vit souvent mieux dans des scènes courtes, puissantes, ritualisées, qu’en immersion prolongée.

5. Jouissance et dépersonnalisation

💦 Tu jouis comment, quand tu n’es plus là ?

Curieusement, certaines personnes rapportent des orgasmes plus violents, plus profonds, quand elles jouissent sans se sentir elles-mêmes.

Parce qu’en devenant un trou :

  • Tu n’as plus d’attentes
  • Tu n’as plus de honte
  • Tu n’as plus de rôle

La jouissance est brute, animale, déchargée de toute performance.

Mais cette intensité peut être suivie d’un contre-coup violent. Prévois un aftercare émotionnel renforcé. Et quelqu’un pour te rappeler qui tu es.

6. Après coup : le vide après le vide

🕳️ Et quand c’est fini, tu fais quoi de toi ?

Quand tu redeviens “toi”, après avoir été juste “trou”, il y a un choc. Une sorte de gueule de bois identitaire.

Certains pleurent. D’autres rient. Beaucoup restent silencieux, perdus entre deux mondes.

L’important :

  • Avoir une personne de confiance pour te ramener
  • Prendre le temps de te réincarner
  • Ne pas banaliser cette expérience. Elle est extrême. Elle mérite du respect.

Conclusion : Ce fantasme est une ligne. Si tu la franchis, fais-le en conscience.

Vouloir devenir un trou, c’est vouloir tout lâcher. C’est se dire “Je ne veux plus être désirée. Je veux juste être utilisée.” C’est puissant. Ça secoue. Ça fait peur. Et ça excite. Mais ce fantasme ne supporte pas l’à-peu-près.

Tu dois être prête. Prêt à t’éteindre temporairement pour mieux vibrer. À t’oublier pour mieux te retrouver. Parce que c’est ça, au fond : tu n’es pas un trou. Tu es un être humain qui choisit, pour quelques minutes ou quelques heures, d’exister autrement.

Et si tu le fais, fais-le pleinement, avec respect, avec lucidité, avec puissance. Parce que là, et seulement là, tu pourras dire que tu as joui d’être rien. Et ça, crois-moi, c’est pas donné à tout le monde.

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