bisous

Quand ton ego t’empêche de jouir

Ton ego peut être ton pire saboteur au lit. Obsédé par la performance, la maîtrise et l’analyse, il t’empêche de lâcher prise et de ressentir pleinement. Or, jouir, c’est disparaître un instant, vivre la petite mort. Pour vraiment vibrer, il faut apprendre à faire taire cette voix intérieure qui veut tout contrôler.

ego jouir

Le plaisir, ce n’est pas mental (désolé Freud)

Tu peux être dans le bon lit, avec la bonne personne, au bon moment… et pourtant, le plaisir ne vient pas. Rien ne coule. Rien ne monte. C’est frustrant, d’autant plus quand tout semble parfait. Et si ce n’était pas le corps qui bloque, mais la tête ?

Ou plus précisément, cet ego sournois qui veut tout régler, tout comprendre, tout valider ? Celui qui veut briller, maîtriser, contrôler. Jouir, vraiment jouir, demande de s’oublier un peu. De mourir un peu.

Et c’est justement ce que l’ego refuse. Il veut survivre à tout. Même à la petite mort.

L’ego veut performer, pas ressentir

Quand tu fais l’amour, est-ce que tu ressens ou est-ce que tu fais “ce qu’il faut” ? L’ego adore cocher les cases : donner du plaisir, assurer, faire gémir, avoir l’air d’un bon coup.

Il veut impressionner, briller, même dans l’intime. Sauf que le plaisir n’est pas une compétition. C’est un ressenti. Une alchimie. Pas un tableau de score.

Ce besoin de performance crée une distance avec ton propre corps. Tu n’es plus là pour sentir, mais pour “réussir“. Ton sexe devient un outil de validation, pas un centre de plaisir.

Et c’est là que le blocage arrive : quand le mental prend le dessus, le corps se ferme. L’orgasme, cette fameuse petite mort, demande de l’abandon. Pas de la stratégie. Et l’ego, lui, déteste perdre le contrôle.

L’ego a peur de perdre le contrôle

Jouir, c’est s’oublier. Laisser tomber les masques, les postures, les petites mise-en-scène. C’est trembler, crier, gémir sans pudeur. C’est parfois moche. Souvent désordonné. Et toujours hors de portée du mental. Or l’ego, lui, veut que tu restes digne. Sexy. Contrôlé.

C’est encore plus flagrant dans les sexualités exploratoires : BDSM, jeux de rôles, domination… Là où le plaisir naît dans le chaos, dans l’abandon, dans la perte de repères.

Si ton ego est trop présent, il résiste à ce vertige. Il le freine, le critique, le rationalise. Et à force de retenir, tu passes à côté.

La jouissance, la vraie, exige une petite mort symbolique : celle du regard sur soi. De l’image qu’on veut donner. Quand tu oses perdre le contrôle, même pour quelques secondes, c’est là que la magie opère.

L’ego veut comprendre au lieu de vivre

À trop vouloir analyser, tu rates l’instant. L’ego adore comprendre, expliquer, prévoir. Il veut savoir si ce que tu fais est normal, si ton corps réagit bien, si l’autre prend son pied. Il pose mille questions silencieuses qui parasitent le moment.

Mais le plaisir, c’est pas un problème à résoudre. C’est une expérience à vivre. Une onde à suivre. L’orgasme ne supporte pas l’analyse. Il arrive quand on se laisse traverser. Quand on accepte de ne pas tout comprendre, de ne pas tout maîtriser.

Plus tu tentes de contrôler le flux, plus il t’échappe. C’est comme vouloir retenir une vague avec les bras. Bon courage ^^

Ridicule. Et frustrant.

Ton corps sait. Il a besoin de silence mental pour parler. Pour frissonner. Pour grimper. Pour mourir un peu. Et renaître en tremblant.

Jouir, c’est tuer l’ego. Temporairement.

Le plaisir, le vrai, exige une absence de soi. Pas de son corps, mais de son image.

De ce foutu « moi » social qui veut tout valider. Tant que l’ego veille, le plaisir se méfie. Il reste en retrait. En veille.

Mais quand tu oses t’éclipser, même quelques secondes, tout s’ouvre. Et là, la petite mort peut venir. Te pulvériser. Te libérer. Et te ramener à toi, enfin entier·e.

love

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