bisous

Pourquoi simuler l’orgasme ?

Pourquoi on simule l’orgasme ? Pour éviter le malaise, pour ne pas froisser, pour jouer un rôle qu’on n’a jamais vraiment choisi. Et si arrêter de faire semblant, c’était enfin commencer à jouir vraiment ? Un texte qui démonte les faux-semblants du plaisir à la racine.

simuler orgasme

Simulation orgasmique

Tu veux savoir ce qui tue le sexe à petit feu ? Ce n’est pas l’absence d’orgasme. C’est le mensonge qui le remplace. Parce qu’à force de simuler, on s’anesthésie. On triche avec l’autre, mais surtout avec soi-même.

Et on appelle ça “faire plaisir”.

Mais depuis quand le plaisir a besoin d’un faux sourire et d’un cri sur commande Simuler l’orgasme, c’est maquiller le vide avec des paillettes. Et croire que ça suffira.

L’orgasme comme injonction sociale

Depuis quand jouir est devenu un devoir ? Depuis qu’on a foutu du marketing dans le plumard. L’orgasme, ce Graal en 3 minutes chrono, est devenu un objectif à cocher, une médaille de bonne baise.

Dans les films, dans le porno, dans les conversations entre potes ou copines, tout tourne autour de ce foutu feu d’artifice final. Si t’as pas crié, transpiré, tremblé, c’est que t’as foiré.

Et dans cette logique-là, simuler devient une façon de « sauver les apparences ». Parce que personne ne t’apprend à dire : “Là, j’ai pas jouis, mais j’ai quand même aimé.”

On confond l’orgasme avec la réussite. Et quand on pense qu’on doit “réussir” sa baise, on finit par faire du théâtre. Pas du sexe.

Simuler pour éviter le malaise

Y a ce moment. Tu le connais. Où tu sens que l’autre donne tout ce qu’il a. Il essaie. Il veut bien faire. Il te regarde avec ces yeux qui disent “ça va ?” et toi, t’as juste envie de t’enfouir dans l’oreiller et de dire “bof”.

Mais tu dis rien. Parce que dire “non” ou “j’ai pas joui” ou “j’ai pas aimé” — ça fait chier. Ça fout le bordel. Alors tu simules. Tu protèges. L’autre. Ton couple. Ta routine.

C’est pas une trahison, pas vraiment. C’est plus une anesthésie. On coupe le son du corps pour garder la paix. On ment doucement, par habitude. Parce qu’on n’a pas appris à dire “là, j’ai besoin de plus” sans qu’on nous réponde “tu me trouves nul.le ?”

peur de déranger, manque d’audace, silence du corps

Simuler, c’est aussi se taire. C’est planquer un truc. C’est dire que notre désir est moins important que le confort de l’autre.

C’est une forme d’autocensure. On veut pas paraître compliquée, exigeant.e, insatisfait.e. Alors on mime. On répète le même script. On joue bien notre rôle.

Mais au fond, ça hurle. Ça grince. Le corps voudrait parler, dire “là, j’ai envie autrement”, “là, je me sens pas connectée”, “là, ça me frustre plus que ça ne me fait jouir”.

Mais on a tellement été dressé.e.s à faire plaisir, à ne pas être “trop” – trop lent.e, trop silencieux.se, trop différent.e – qu’on rentre dans le moule. On mime le plaisir parce qu’on n’ose pas revendiquer le nôtre.

Et si on arrêtait de faire semblant ?

Et si on osait ? Dire qu’on n’a pas joui. Et alors ? Dire qu’on voudrait autre chose, autrement, ailleurs. Non pas pour blesser. Mais pour être vrai.e. Parce que le plaisir, le vrai, il vient pas d’un bon jeu d’acteur.

Il vient d’un espace où on peut dire “pas ce soir”, “pas comme ça”, “plus fort”, “plus lent”, “attends, j’ai besoin de respirer”. Où on peut explorer, bidouiller, s’égarer, recommencer, s’embrasser, et peut-être… peut-être jouir pour de vrai. Ou pas. Mais au moins vivre quelque chose qui compte.

Jouer à jouir, c’est peut-être rassurant. Mais ça ne transforme jamais. Ça ne réveille rien. Ça ne libère pas.
Et le sexe, bordel, c’est fait pour ça.

En conclusion

Alors oui, on peut continuer à simuler. À faire comme si. À finir le sketch et se dire que c’est pas si grave, que c’est plus simple comme ça. Mais à force de faire semblant de jouir, on finit par faire semblant de vivre.

Parce que le problème, c’est pas juste de ne pas atteindre l’orgasme.
C’est de ne plus oser être vrai.e.
De ne plus dire : “là, j’ai besoin d’autre chose”.
De ne plus écouter son corps, de ne plus écouter l’autre.
Et un jour, ce n’est plus le plaisir qu’on simule. C’est l’amour.

Alors non, simuler, c’est pas un petit mensonge anodin.
C’est une petite mort. Une de plus. Une de trop.

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