Métro, boulot, dodo, libido

seislife 136

🧨 Métro, boulot, dodo, traumas… et plus de libido ?

🛑 Et si t’étais devenu·e ton propre saboteur sexuel ?

Tu cours partout.
Tu bosses, tu dors, tu replies le linge, tu scrolles Insta en soupirant, tu repenses à ce que t’as vécu, à ce qu’on t’a fait, à ce que t’as pas osé dire.
Et le sexe dans tout ça ?
Absorbé. Avalé. Oublié.

Tu te dis : « Ce n’est pas le moment. Je suis fatigué·e. J’ai trop de trucs à gérer. »
Mais si on creuse un peu, si on ose… ça ressemble plutôt à :

  • une peur de se (re)connecter à son corps
  • une honte ancrée dans un passé flou ou trop clair
  • une peur de déranger, d’être trop, ou pas assez
  • une incapacité à s’abandonner, tout simplement

Alors tu fais quoi ? Tu ranges le sexe dans un tiroir. Tu dis que tu n’en as pas besoin. Tu transformes ta sécheresse en philosophie. Tu intellectualises ton absence de désir.
Mais ton corps, lui, il n’a pas dit son dernier mot.

🔍 Tu te caches derrière des excuses, mais tu le sais

🧠 “Je suis crevé·e”, “J’ai pas le temps”, ou plutôt “J’ai peur de ce que je vais ressentir” ?

Tu peux invoquer ton taf, ta fatigue chronique, tes enfants, ton passé…
Mais à quel moment as-tu vraiment regardé ce qui se passe en toi ?

Les vraies raisons du retrait sexuel, elles sont rarement logiques :

  • Tu fuis l’intimité parce qu’elle t’oblige à te montrer vulnérable.
  • Tu as associé le sexe à une pression de performance.
  • Tu as été blessé·e, humilié·e, ou ignoré·e par le passé.
  • Ou peut-être… que tu n’as jamais vraiment exploré ce qui t’excite, toi.

Et tout ça, ça se camoufle très bien derrière un agenda chargé, une relation tiède, ou des injonctions à “penser à autre chose”.

🧭 Comment savoir si tu veux vraiment en sortir ?

🎭 Tu fais semblant de ne plus en avoir envie. Mais est-ce vrai ?

Pose-toi ces trois questions :

  1. Qu’est-ce que je ressens quand je vois un corps nu, désirable ?
  2. Quand je m’imagine faire l’amour, je ressens du désir… ou de la gêne ?
  3. Si je savais que personne ne me juge, qu’est-ce que j’oserais ?

Si ces questions remuent, c’est que le désir est là, planqué sous des couches de peurs, de fatigue et de non-dits.
Et tu ne t’en sortiras pas par le mental.
Le désir ne se pense pas. Il se ressent. Il se provoque. Il se réveille.

🚪 Revenir à ton corps, sans te forcer

🌊 Et si tu ne pensais pas à « faire l’amour », mais à t’aimer en mouvement ?

Pas besoin de commencer par un marathon sexuel.

Commence par :

  • Ressentir ta peau sous la douche
  • Te masturber sans but ni performance
  • T’embrasser toi-même dans le miroir
  • Dire à ton corps : “Je te vois. Je ne t’oublie plus.”

Le désir revient par le corps, pas par les grandes résolutions.
Et il revient quand tu acceptes de ne rien attendre tout de suite.

⚡ Reconnecte-toi à ce qui t’excite, pour de vrai

🔥 Tu n’es pas cassé·e. Tu t’es juste mis·e en veille.

Fantasmes, jeux de rôle, sensations, mots crus, regards…
Tu les as peut-être enterrés sous des années de conformité, de trauma ou de silences.
Mais ils sont là. Toujours. En veille.

Active-les. Rallume la lumière.
Feuillette un roman érotique. Regarde une scène qui te trouble. Écris une lettre à ton désir perdu.
Tu n’as pas besoin d’être prêt·e. Tu as besoin d’être honnête.

💡 Et si tu restais dans cette abstinence choisie ?

🧘 Peut-être que t’en as pas envie. Et c’est OK. Mais sois sûr·e que c’est ton choix.

Ne te mens pas.
Ne transforme pas un évitement en sagesse.
Ne sacralise pas un retrait qui te blesse.

Si tu choisis de faire une pause, assume-la comme une posture temporaire, pas comme une fatalité.
Mais si tu sens que t’as juste mis tes envies en veille… alors viens les réveiller.

🧨 Tu veux fuir ta sexualité ? Très bien. Mais fuis-la en conscience.

Tu veux rester au sec, sans frisson, sans jeu, sans peau ? Libre à toi. Mais fais-le en connaissance de cause.

Pas parce que t’as trop de boulot.
Pas parce que t’as des blessures mal fermées.
Pas parce que t’as peur de ce que t’as envie.

Le sexe, ce n’est pas un devoir. C’est une rencontre avec ce qui brûle encore en toi.
Même si ça fait peur. Même si ça réveille des fantômes. Même si tu ne sais plus comment on fait.

Et si t’oses pas, alors dis-le. Dis-toi la vérité.
Et puis, un jour, au détour d’un souffle, d’un mot, d’un regard… t’iras rouvrir la porte.
Pas pour « redevenir sexuel·le ».
Mais pour redevenir vivant·e.

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