🥂 Libertinage : l’illusion d’un monde sans classes, sans âges, sans critères ?
🎭 Un fantasme d’égalité qui tient… jusqu’à l’inscription
Il paraît qu’en libertinage, tout le monde est le bienvenu. Que le désir efface les classes, que l’attirance prime sur l’âge, et que dans ces lieux de liberté, on ne juge pas. Ouais. Sur le papier, c’est beau. Ça donne envie. Mais dans les faits ? Sur les sites, les femmes jeunes et jolies croulent sous les messages, pendant que les mecs seuls doivent payer pour exister et galèrent à décrocher un “bonjour”.
Sur les forums, dans les clubs, dans les soirées : les codes de séduction classiques ne disparaissent pas, ils se renforcent. Beauté physique, aisance sociale, niveau de langage, vêtements de marque, tout est là. Le libertinage ne supprime pas les hiérarchies sociales. Il les rejoue à huis clos, sous prétexte de liberté.
Et toi, tu le vois, ce regard en coin quand une personne “hors norme” ose pousser la porte ? Cette gêne polie qu’on camoufle sous des sourires courtois ? Le libertinage, c’est rarement la terre d’asile qu’on prétend.
💸 Des filtres, des billets, et des étiquettes bien présentes
Tu veux une preuve que le libertinage est aussi un marché comme un autre ? Va faire un tour sur les sites spécialisés.
- Les couples dits “hot” sont mis en avant.
- Les femmes seules sont chouchoutées.
- Les hommes seuls sont relégués… ou doivent sortir la CB pour exister.
Il y a les “gold”, les “premium”, les profils certifiés, les faux comptes pour maintenir l’illusion d’abondance. Et derrière tout ça, une mécanique de pouvoir, d’exclusion, de sélection. La beauté standardisée règne. L’argent aussi. Si t’es jeune, mince, bien foutue : tapis rouge. Si t’es vieux, pauvre, timide ou en dehors des clous ? Bonne chance.
Le libertinage, c’est un club VIP déguisé en fête populaire. Et passé minuit, quand les bombes sont rentrées chez elles, là, peut-être, on se rabat. On redevient humains. On se frotte à la vraie vie. Mais c’est plus de l’érotisme, c’est de la survie affective.
🔍 Une sexualité censée être libre… mais surveillée
Le comble ? Même dans l’intime, les regards restent présents. Tu n’es jamais totalement libre : tu es noté, comparé, évalué.
Les couples veulent “un duo sexy, complice, discret et propre sur lui”. Les femmes cherchent “des hommes élégants, cultivés, discrets, respectueux, beaux si possible”. Les hommes ? “Une femme douce, classe, coquine, pas trop ronde, pas trop exigeante, pas prise de tête.”
On est loin de l’émancipation sexuelle. On est dans le management du fantasme, avec filtre social, validation esthétique, et code implicite.
Ce qui aurait pu être un terrain d’expérimentation devient souvent une énième vitrine : celle où l’on s’expose, où l’on performe, où l’on doit “être à la hauteur”.
Et c’est là que le bât blesse. Parce que le sexe, le vrai, celui qui libère, qui chavire, qui connecte, il ne se mesure pas à la gueule ou au portefeuille.
🧨 Conclusion : Tu veux jouir librement ? Déprogramme les règles sociales, pas seulement ton string
Tu croyais que le libertinage allait t’ouvrir des portes ? T’offrir un monde parallèle, où les différences s’effacent ? Mauvais pari. Ce n’est pas un monde à part. C’est le reflet inversé de notre société, avec ses mêmes obsessions : jeunesse, beauté, réussite, domination sociale. Sauf que là, on appelle ça érotisme.
Alors ouais, peut-être que vers 3h du mat’, quand les masques tombent et que les corps sont fatigués, tu rencontres quelqu’un d’authentique. Quelqu’un qui n’en a plus rien à foutre de la marque de ton jean ou de la taille de ta bite. Mais pour y arriver, faut passer par une sacrée couche de faux-semblants.
Si tu veux vivre une sexualité libre, commence par désapprendre. Oublie les critères. Oublie les photos retouchées. Oublie les classements, les étiquettes, les protocoles.
Le sexe n’est pas un CV. Ce n’est pas une compétition. Ce n’est pas non plus un concours de beauté sociale.
C’est un terrain brut, sensible, désordonné. Et c’est là, seulement là, que tu peux te sentir libre. Pas dans une soirée chic à 80 balles l’entrée où t’oses pas finir ton verre de peur d’avoir mauvaise haleine.
À toi de choisir : tu veux séduire ou tu veux jouir ?