🎭 Tout ce que tu dois savoir avant ta première partouze
Tu crois que tu vas baiser. En vrai, tu vas observer
👀 L’imaginaire VS la réalité crue
On entre dans une partouze comme on entre dans un fantasme. Plein d’images en tête, une montée d’adrénaline, et l’envie d’enfin vivre ce qu’on a vu sur les sites X. Mais la réalité est bien moins huilée que les vidéos pro. Personne ne t’attend. Personne ne te touche si tu ne t’intègres pas. Et l’érotisme, dans ce genre d’événement, ne tombe pas du ciel : il se construit. Lentement.
Les premières fois, tu vas surtout :
- Observer.
- Te demander si tu es à ta place.
- Te sentir peut-être mis·e à l’écart.
- Réaliser que l’excitation est fragile, que le malaise peut être brutal.
Tu ne baises pas comme un acteur porno. Tu es un corps timide dans une ambiance codée. Et si tu n’oses pas regarder les gens dans les yeux, tu ne toucheras personne.
Il y a des règles. Invisibles, mais très codées
⚖️ Le non-dit social du libertinage
Tu penses que le libertinage, c’est “no rules” ? Faux. Tout est ultra codé : qui parle à qui, qui regarde qui, qui peut s’inviter à quoi. Si tu ne connais pas les codes, tu vas vite passer pour un·e intrus·e. Pire : pour un·e relou.
Quelques codes implicites :
- On ne touche jamais sans consentement clair.
- On n’interrompt pas une interaction en cours sans invitation.
- On s’approche lentement, on observe, on capte les regards.
- On ne reste pas planté·e au bord du lit, à mater sans fin.
Les libertins aguerris te repèrent en dix secondes : ta manière de bouger, de parler, de regarder. Alors, observe avant d’agir. Inspire-toi de ceux qui à l’aise. Ne mime pas, capte l’énergie.
T’es pas obligé de faire quoi que ce soit
🧠 Le vrai danger, c’est ton mental
Tu pourrais croire que pour “réussir” ta partouze, tu dois passer à l’acte. Tu dois “faire” quelque chose. FAUX. T’as le droit de venir, de regarder, et de ne rien faire. Le vrai piège, c’est la pression intérieure.
Ce qui te détruira, ce n’est pas de ne pas avoir baisé. C’est de t’être forcé·e à faire un truc que tu ne voulais pas, juste pour ne pas avoir l’air coincé·e. Juste pour “rentrer dans le jeu”.
Une bonne partouze, c’est celle d’où tu ressors en accord avec toi. Pas en culpabilité.
À garder en tête :
- Tu peux dire non à tout moment, même après un oui.
- Tu peux quitter une pièce sans justification.
- Tu peux rester des heures sans “jouer”.
Le lieu, l’ambiance, les gens : tout compte
🏠 L’esthétique érotique commence dès l’entrée
Une partouze réussie, c’est une alchimie. Et ça commence dès que tu franchis la porte. L’ambiance, la lumière, la musique, les regards, le niveau d’alcool, tout influence ton état intérieur.
Si c’est glauque, si c’est froid, si tu ne sens pas les gens… FUIS.
Tu dois sentir que :
- Tu peux respirer.
- Tu peux dire non.
- Tu peux jouir… ou pas.
La qualité des échanges dépend beaucoup de l’intelligence collective du lieu. Une mauvaise ambiance peut faire d’une scène sensuelle un moment malaisant, voire toxique.
Les couples ? Un autre game mental
💔 Érotisme, jalousie et théâtre social
Beaucoup de couples viennent tester, pimenter, sauver leur libido. Et toi, t’es le tiers. Celui ou celle qui peut être désiré·e… ou utilisé·e comme sparring partner.
Attention à ces dynamiques :
- Certains couples veulent tout contrôler (et tu te retrouves objet).
- D’autres cherchent à se prouver des choses, à eux-mêmes ou à l’autre.
- Il y a souvent une tension invisible : jalousie camouflée, rivalité sourde.
Si tu sens que ça dérape, désengage-toi. Ne te fais pas aspirer dans le théâtre des autres. Tu n’es pas là pour jouer le rôle du pansement sexuel.
Prépare ton corps, ton cœur et ta tête
🧴 Hygiène, mental, attentes : le vrai trio magique
C’est pas très glamour de le dire, mais la base, c’est : tu pues pas, tu flippes pas, tu fantasmes pas trop. Autrement dit :
- Douche, haleine, rasage : ok.
- Attentes basses, mais curiosité haute.
- Préservatifs, lubrifiants, protections : avec toi, toujours.
Et mentalement ? Tu dois savoir pourquoi tu y vas. Est-ce pour tester ? Te prouver un truc ? Explorer ? Ne mens pas à toi-même.
Et après ? Ce que tu ressentiras n’est pas neutre
💥 L’afterglow, ou l’aftercrash
La partouze peut te laisser :
- Euphorique, allumé·e, libéré·e.
- Ou vide, honteux·se, paumé·e.
Les émotions remontent souvent le lendemain. Ça brasse. Surtout si tu as transgressé tes propres limites. C’est là que l’aftercare émotionnel compte, même si ce n’est pas du BDSM pur.
Parle. Écris. Pose-toi. Reviens à toi. Ne laisse pas ce moment devenir une cicatrice, ou une fuite.
Conclusion : Tu veux y aller ? Vas-y. Mais pas à l’aveugle.
Une partouze, c’est pas une fin en soi. C’est un miroir. Tu vas t’y voir, dans tes désirs, dans tes limites, dans tes contradictions. Tu vas y croiser des regards que tu n’oublieras pas, des silences étranges, peut-être des scènes d’une intensité folle. Mais aussi de l’ennui, de la gêne, du flou.
Ce n’est pas un rite de passage, ni une performance. C’est une expérience.
Alors, vas-y. Prépare-toi. Écoute-toi. Et surtout : ne cherche pas à prouver. Vis. Observe. Ressens. Quitte. Rentre. Reviens. Ou pas.
Mais que ce soit ton chemin, pas celui dicté par un porno mental mal digéré.
Parce qu’une partouze réussie ne se mesure pas à la quantité de corps entremêlés.
Elle se mesure à l’intensité de ce que tu t’es autorisé à vivre, ou pas.